Main Area

Histoire

Duquesne et la Mer.

Au moment où les choses navales prennent dans l’histoire des peuples modernes une importance si exceptionnelle, il était bien qu’une statue du célèbre marin fût élevée au Bouchet, près la poudrerie de la guerre, dans le domaine même acheté par Louis XIV et transformé en marquisat pour être offert par lui au « très cher et bien-aimé général de son armée navale ».

Qu’est-ce donc que la Révolution française ?

Je me suis dit dès l’âge de raison politique, c’est-à-dire dès l’âge où nous nous faisons à nous-mêmes nos opinions après avoir balbutié, en enfants, les opinions ou les préjugés de nos nourrices : Qu’est-ce donc que la Révolution française ?

La guerre et le progrès.

Lorsque de grands événements secouent le monde, on évoque par la pensée les hommes qui les ont préparés, qui les ont conçus ou qui les ont annoncés et l’on se dit qu’il n’est pas juste qu’ils ne voient pas ça. C’est injuste parce qu’il est très rare qu’un homme ait su dire d’avance comment les choses se passeraient. Et puis il est tellement plus difficile de prévoir un avenir immédiat qu’un avenir lointain ! Vous le voyez bien par la lecture des journaux depuis quelques jours : prédire la chute ...

Christophe Colomb et le Nouveau Monde.

Colomb – en italien Colombo – naquit à Gènes vers 1446, dans une famille de pauvres tisserands. Il ne put recevoir dans sa jeunesse qu’une instruction rudimentaire qu’il s’efforça de développer dans la suite par un travail personnel. Il fut assurément un grand navigateur, mais il le fut par sa volonté, sa ténacité, l’énergie qu’il mit à parvenir au but ; dans le domaine même des sciences utiles au marin, ses connaissances n’ont jamais été que très restreintes.

Boileau réaliste, Boileau journaliste,...

Il y aurait sans doute encore bien des façons de moderniser Despréaux. Mais celles-là suffiront pour aujourd’hui. Et puis, il sera toujours permis de parler de Boileau homme de goût, de Boileau honnête homme et de Boileau poète français.

Les origines de la centralisation administrative.

J’ai entendu jadis un orateur, dans le temps où nous avions des assemblées politiques en France, qui disait, en parlant de la centralisation administrative : « Cette belle conquête de la Révolution, que l’Europe nous envie. » Je veux bien que la centralisation soit une belle conquête, je consens à ce que l’Europe nous l’envie ; mais je soutiens que ce n’est point une conquête de la Révolution. C’est, au contraire, un produit de l’ancien régime, et j’ajouterai : la seule portion de la constitutio...

Le Capitaine Cook autour du monde.

À l’époque où Cook parut, le monde commençait à être sillonné par des voyageurs avides d’en connaître la configuration. L’attrait des richesses à conquérir, le goût de l’imprévu, la séduction de terres qu’on pensait fabuleuses suscitaient, dans toutes les marines d’Europe, une émulation enthousiaste. Nos Français n’étaient pas les derniers à se porter alors à la découverte, et les noms de Bouvet, de Pierre Poivre et de Bougainville ne sont pas les seuls dont notre marine royale ait eu, au XVIIIᵉ...

Sur le caractère de Fénelon.

Fénelon voyait ce que personne ne pouvait s’empêcher de voir : des peuples haletants sous le poids des impôts, des guerres interminables, l’ivresse de l’orgueil, le délire du pouvoir, les lois fondamentales de la monarchie mises sous les pieds de la licence presque couronnée ; la race de l’altière Vasthi, menée en triomphe au milieu d’un peuple ébahi, battant des mains pour le sang de ses maîtres.

Le cardinal de Richelieu.

Le fameux cardinal a marqué dans l’Histoire par des choses extraordinaires. La plus notable de toutes c’est que prêtre, et faisant de la politique, deux choses qui réunies ne plaisent guère aux Français, il s’impose à eux à tel point que, par la légende malveillante elle-même, sa mémoire a encore grandi.

Victor Hugo et Napoléon III.

M. Granier de Cassagnac publie des Souvenirs du Second Empire pleins de probité et d’intérêt. Il a l’esprit commode, mais la mémoire implacable, ce qui compense parfaitement la bénignité de l’humeur historique. C’est un homme du bon vieux temps où la presse n’était pas encore sauvage, et où le terrain politique comptait beaucoup d’adversaires qui pouvaient s’estimer. Lui-même, homme d’estoc signalé, n’a pas manqué d’amis parmi ceux qui le craignaient fort, et en a aimé plus d’un qu’il trouvait r...

2017-2018. Herald.fr